Les derniers jours de nos pères - Joel Dicker

Les Derniers jours de nos pères – Joël Dicker

 Les derniers jours de nos pères – Joël Dicker

Les plus : Il y a du rythme / On ressent l’angoisse de l’époque

Les moins : Ce n’est pas le roman le plus poignant sur cette période / manque de profondeur

A Retenir : Un aspect méconnu de la seconde guerre mondiale, un roman pour ceux qui apprécient de lire des romans sur cette période


Résumé

Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE). Cette branche va mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et  les membres seront issus des populations locales pour être insoupçonnables. Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l’espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de coeur et d’armes.


Mon avis

Vous trouverez sur ce blog tout un tas de romans dont le thème premier ou le thème de fond est la seconde guerre mondiale. J’estime que des horreurs ont été perpétrées pendant ces années et qu’il ne faut pas les oublier pour éviter qu’elles se reproduisent. Mais il y a eu aussi des actes plus ou moins réfléchis d’héroïsme qui méritent d’être racontés.  Dans ce roman Joël Dicker nous raconte comment des français (et d’autres nationalités) sont devenus des agents secrets anglais dans le but d’aider la France à se débarrasser des Allemands nazis. L’écriture est légère mais les termes sont parfois durs. Je trouve que les caractères des personnages ne sont pas assez travaillés mais qu’ils permettent au lecteur d’imaginer les évènements et les sensations personnellement.

Ce n’est pas le meilleur roman sur la WWII, et c’est unpremeir roman. Toutefois il est plaisant à lire et l’auteur maintient suffisamment l’intrigue pour nous donner envie de tourner les pages. C’est un témoignage de la guerre accessible à tous et assez bien documenté.


Citations

« Souvent, il regrettait de ne pas l’avoir enfermé dans une pièce. Il l’aurait enfermé pendant toute la guerre. A clé, pour qu’il ne parte jamais. Mais comme il l’avait laissé partir, il ne verrouillait plus la porte de l’appartement, pour être certain qu’il puisse revenir. Tous les matins, en partant à son travail, il vérifiait consciencieusement qu’il n’avait pas fermé à clé. Parfois il revenait sur ses pas pour vérifier encore. On n’est jamais trop prudent, songeait-il. »

« – Pourquoi tu ne m’appelles jamais Doff ?
– Parce qu’Adolf, c’est un beau prénom. C’est pas parce que Hitler-du-cul t’a piqué ton prénom qu’il faut en changer. Tu sais combien y a d’hommes dans la Wehrmacht ? Des millions. Alors, crois-moi, tous les prénoms du monde sont dedans. Pour un peu que t’ajoutes les collabos et la Milice, notre compte est définitivement bon à tous. Est-ce qu’il faut qu’on s’appelle par des noms que personne n’a salis, comme Pain, Salade ou Papier ? »

« Le bon Gros trouvait que les dates et les calendriers sont de bien vilaines inventions qui ne servent qu’à accabler les gens de tristesse en rappelant que les morts sont morts, ce que tout le monde sait déjà. »


Interview de l’auteur sur France Info

http://www.franceinfo.fr/emission/le-livre-du-jour/2015-ete/joel-dicker-les-derniers-jours-de-nos-peres-22-07-2015-10-45


Autres romans de Joël Dicker

La vérité sur l’affaire Harry QuébertLe livre des BaltimoreLa disparition de Stephanie Mailer 

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