Ce que cache ton nom - Clara Sanchez

Ce que cache ton nom – Clara Sanchez

Ce que cache ton nom – Clara Sanchez

Les plus : Enquête intéressante / Vengeance justifiée / Fond de seconde guerre mondiale

Les moins : Parfois quelques longueurs

A Retenir  : Une bonne histoire de vengeance mêlant passé et présent avec merveille.


Résumé 

Sandra, une jeune femme d’une trentaine d’années, a décidé de venir s’installer dans un village isolé de la côte est espagnole. Un peu paumée, elle ne sait pas quoi faire de sa vie.

Elle fait la connaissance des Christensen, un couple d’octogénaires norvégiens installés dans le village depuis des années. Rapidement, le lien qui unie Sandra à ce couple devient plus qu’une simple amitié. Ils la prennent sous leurs ailes, décident de l’aider et la traitent comme la petite-fille qu’ils n’ont jamais eue.

Mais un vieil homme tout juste débarqué d’Argentine, Julian, va venir perturber cette union fragile. Il révèle en effet à Sandra qu’il est un survivant du camp de Mauthausen, et que les Christensen ne sont pas ceux qu’ils prétendent être. 


Mon avis

Ce livre m’a été offert et ce fût un beau cadeau. Très honnêtement Ce que cache ton nom est un peu passé inaperçu dans les bacs, quel dommage. En effet, l’histoire est prenante, bien rythmée, l’alternance de narration entre Julian, ex détenu en camp de concentration et Sandra, jeune fille un peu paumée enceinte et naïve, donne à la fois profondeur et légèreté à cette œuvre. D’ailleurs, je l’ai lu avec plaisir.

Du reste, le style est simple, abordable par tous. C’est un témoignage intéressant sur les ressentiments que peuvent éprouver les victimes des horreurs nazis. Je conseille vivement ce livre, pour découvrir l’auteur, pour passer un bon moment (il y a quelques passages humoristiques) et pour ne pas oublier cette période de notre Histoire.

Et puis, la vengeance, la traque, ça apporte un vrai plus un peu machiavélique à cette histoire.


Citations

« En sortant de là-bas [Mathausen], moi je voulais juste être normal, m’incorporer à l’humanité normale. Mais lui [Salva] m’avait dit que ce serait impossible, qu’il faudrait continuer à survivre. Et il avait raison, jamais plus je n’ai pu me doucher en fermant la porte à clé, jamais plus je n’ai pu supporter l’odeur de l’urine, pas même la mienne.

A l’époque du camp, Salva avait vingt-trois ans et moi dix-huit, et j’étais physiquement plus fort que lui. Quand on nous a libérés, il pesait trente-huit kilos. Il était squelettique et pâle, mélancolique et très intelligent. »

« Jusqu’à présent, j’avais été dans l’ignorance de tout cela et, si je n’étais pas venue passer quelques jours à la plage, j’y serais encore. Mauthausen, Auschwitz. J’avais entendu très souvent ces noms, mais ils étaient à des années-lumière de moi, aussi loin qu’Orion, perdu dans un passé qui n’était pas le mien. »


Autres romans sur la Seconde guerre mondiale

 Petites recettes de bonheur pour les temps difficilesLa voleuse de livresLes derniers jours de nos pèresCharlotteLe musée perduGravé dans le sableSi c’est un hommeLe cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patatesLe confident

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :