billie- Anna Gavalda

Billie – Anna Gavalda

Billie – Anna Gavalda

Les plus : On ressent bien le malaise social que l’auteur a voulu transmettre, et le bonheur qui en découle

Les moins : Je n’ai pas reconnu l’auteur / J’ai trouvé ça un poil trop vulgaire

A Retenir : Encore un roman sur la vie, avec un style déroutant.


Résumé

« Billie, ma Billie, cette petite princesse à l’enfance fracassée qui se fraye un chemin dans la vie avec un fusil de chasse dans une main et On ne badine pas avec l’amour dans l’autre est la plus jolie chose qui me soit arrivée depuis que j’écris ».

« Franck, il s’appelle Franck parce que sa mère et sa grand-mère adoraient Frank Alamo (Biche, oh ma biche, Da doo ron ron, Maillot 38-37 et tout ça) (si, si, ça existe…) et moi, je m’appelle Billie parce que ma mère était folle de Michael Jackson (Billie Jean is not my lover / She’s just a girl etc.). Autant dire qu’on ne partait pas avec les mêmes marraines dans la vie et qu’on n’était pas programmés pour se fréquenter un jour… »


Mon avis

Pour commencer je n’ai pas eu l’impression de lire Anna Gavalda mais Barbara Constantine car c’est chez ses personnages que j’ai l’habitude de retrouver ce style parfois vulgaire. Par petite touche généralement ça ne me gêne pas. Mais là c’était un peu trop. Pour le récit en lui-même, bon c’est l’histoire plutôt malheureuse de Franck et Billie que la vie s’est chargée d’abîmer. On navigue dans leur histoire au travers de malaises sociaux puisqu’elle est issue d’une famille très pauvre et vit dans une caravane, et lui grandit dans une famille étrange avec un père autoritaire mais surtout il n’est pas sur la  même longueur d’onde que les autres enfants.

Et puis la pièce d’Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour, va les réunir et créer une amitié. Ce n’est pas un roman transcendant, il est parfois dur, parfois drôle. L’analyse de la pièce de Musset est assez intéressante, particulièrement pour le lien que cela crée entre les deux personnages. J’ai pris plaisir à le lire mais je ne m’y replongerai pas.


Citations

« Franck : On ne te demande pas d’être Camille, on te demande de la jouer…
Billie : Bon ben tant qu’à jouer, jouons! Moi, je préfère jouer Perdican. Ca m’amuse plus de te dire que si un jour on ne s’aime plus, on prendra chacun des amants jusqu’à ce que tes cheveux soient gris et que les miens soient blancs.
Franck : Non!
Billie : Quoi non?
Franck : Ce n’est pas une bonne idée…
Billie : Pourquoi?
Franck : La prof ne nous a pas distribué les rôles comme ça et on fait comme elle a dit.
Billie : Mais… Mais on s’en fout, non? C’est la scène qui compte, pas de savoir qui fait qui… »

« Et puis un jour, les choses ont bougé.
Un jour et sans le faire exprès bien sûr, mon père s’est enfin bien comporté avec moi : il est mort. »


Lu du même auteur

 La consolanteLa vie en mieux 

2 commentaires

  • clairebossler

    Quand je commence à lire un auteur qui me plait j’aime aller jusqu’au bout et tout lire de son œuvre. Pour pouvoir analyser un peu mieux son style, son point de vue. Effectivement il n’est pas tentant mais je crois que la simple analyse de la pièce de Musset est si poétiquement actuelle qu’il faut se laisser prendre (et puis ça représente 2 heures de lecture 😉 )

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :